Exemple

34 ans, 2e arrêt de travail, j’me trouvais pas ben hot…

Ça fait un an. Je venais tout juste d’avoir 34 ans. C’était le printemps, ma saison préférée. Pi je reconnaissais cet état de désespoir, d’anxiété et de lassitude extrême… pi ça me tentais pas trop de me rendre à l’évidence…

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Exactement 2 ans plus tôt, avant d’accepter le poste que j’occupais, j’étais en arrêt de travail maladie et j’avais commencé à prendre des antidépresseurs pour la première fois de ma vie. Ni la première, ni la deuxième fois, je n’avais envie de cette issue, mais l’évidence, c’est que c’était la dernière option viable qui me restait.

Quand mon médecin m’a donné mon billet d’arrêt la deuxième fois, je me suis sentie tout de suite soulagée. Puis peu de temps après, j’ai commencé à me juger. Je me disais qu’à 34 ans j’étais supposée être plus forte que ça, que j’étais dans la fleur de l’âge, donc que je devais être en pleine forme physiquement et mentalement pour surmonter les épreuves.

En même temps je savais que ce genre de raisonnement ne menait à rien de constructif et que c’est exactement ce genre de raisonnement qui mène à une rigidité d’esprit collective.

J’ai beau être capable d’une immense empathie et de bienveillance pour l’autre, mais pour moi c’est toujours plus difficile. J’ai tellement voulu me croire forte et invincible, mais pourquoi au fond ?

Entre la princesse et la guerrière, il y a tout un éventail de modèles de femmes à promouvoir

 C’était clair que moi, je n’étais pas une princesse. Je ne voulais absolument pas m’identifier à cette jeune femme douce et fragile qui a besoin d’être sauvée par un homme. Comme le catalogue de modèles féminin était limité, je ne savais pas trop à quel autre modèle m’identifier que son contraire.

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La guerrière, elle, était dans mon esprit une femme forte prête à tout casser pour foncer, se faire une place et défendre ce en quoi elle croit. Pour y arriver, elle n’avait pas trop le temps d’avoir de failles, ni de s’arrêter aux commentaires parfois blessants des uns et des autres.

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Et force m’était d’admettre que je n’étais pas tellement confortable non plus dans ce modèle.

Faire ma place dans un monde d’hommes

Faire ma place dans un monde d’hommes, j’ai déjà connu. Arriver dans une équipe de gars qui pense que tu n’as pas ta place, que tu fais moins bien le travail, que t’es pas capable de faire comme eux, j’ai passé par là. Je trouvais ça normal à l’époque de devoir faire mes preuves, de lever bouclier pour pas trop sentir la peine et la colère des paroles déplacées et abaissantes.

Je ne réalisais pas sur le moment que cette attitude à mon égard était en train de forger une idée dans mon esprit : celle de ne pas être à la hauteur. Et que j’allais développer une sous-estime de moi. Que je me présenterais par la suite dans la vie un peu plus honteuse d’être moi, cette femme décevante. Que j’allais presque m’excuser d’exister dans mes rapports professionnels. Et que j’aurais à me battre pendant plusieurs années avec de nombreux doutes.

Il y a d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte dans mon manque de confiance en moi, mais avec les années (j’avais 15 ans quand je suis arrivée dans cette équipe de travail pour un emploi étudiant), j’ai oublié ou plutôt banalisé la violence de cette expérience et ses impacts bien réels dans ma vie. Des fois c’est comme si je me sens fautive avant même d’avoir fait quoi que ce soit.

Arrêter de m’excuser d’exister

Me sentir légitime de vivre, ça été mon premier défi. Et mes deux arrêts de travail avant l’âge de 35 ans m’ont grandement aidé à me repositionner avec plus d’aplomb et de perspective dans ma vie personnelle et professionnelle.

Pi c’est pas pour faire une fin fleur bleue, mais aujourd’hui je suis en démarrage d’entreprise pour mettre au monde le projet que je rêve depuis 10 ans et je ne me suis jamais sentie aussi bien de toute ma vie!

Voir la vidéo où j’explique comment la danse m’a aidé à reprendre du pouvoir sur moi.

 

 

J’ai préparé une série spéciale de mes meilleurs trucs pour prendre soin de soi, de son corps et de sa santé mentale. Des trucs différents et simples à utiliser tirés de ma pratique professionnelle 🙂

 

 

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5 juin 2018

Catégories: Billet

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