La recherche que j’ai effectuée à la maîtrise m’a conduit à étudier comment j’utilisais la danse comme un outil de transformation. Et pour le comprendre, quoi de mieux que de l’expérimenter soi-même ? Je me suis donc invitée à vivre cette démarche transformatrice dans un processus de création chorégraphique. Un beau défi pour une fille pleine de doutes comme moi.

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Mon enjeu d’abandon

Ce que je voulais le plus transformer c’était mon enjeu d’abandon qui faisait que je souffrais parce que ma façon d’être en relation en était imprégnée. Le moindre clignement d’œil chez l’autre pouvait devenir pour moi une preuve de mon insignifiance et de ma fatalité : me faire abandonner. Ça faisait que je me sentais presque toujours mal en relation avec les autres, que j’interagissais depuis ma conviction que j’allais me faire abandonner de toute façon.

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Je me sentais mal dans ma peau, comme si je voulais disparaître aux yeux des autres ou encore exister en allant dans l’autre extrême : en faire trop. Être moi-même ne pouvait certainement pas être une option, puisque j’étais convaincue d’être une fille abandonnable. Bref, je voulais apprendre à m’incarner, à habiter mon corps avec tout de moi.

Lecture très apprenante sur le sujet :

Sortir le méchant

Avec mes alliées de création, nous avons donc exploré plusieurs thèmes en lien avec mes questionnements et réflexions du moment : le doute, l’angoisse, le rejet de soi-même, etc.

Dans un premier temps, le fait d’explorer ces thèmes dans le mouvement m’a permis de me défouler, de laisser-aller le trop plein qui me grugeait par en-dedans, de réduire la pression en en laissant sortir un peu. Ça me permettait du même coup de sentir que j’avais créé un peu d’espace en moi pour souffler, pour prendre du recul sur des sensations souvent envahissantes. Je sortais de ces séances généralement avec un sentiment d’apaisement.

Créer de la distance

Ensuite je visionnais tout le matériel filmé pour le façonner dans la création. Ça me mettait souvent en pleine face mes zones de souffrance et je trouvais ça parfois difficile, et d’autres fois, hyper attendrissant.

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J’arrivais alors à ressentir de la compassion pour la petite moi que je voyais à travers les mouvements de danse improvisés. Et j’ai découvert que cet espace de compassion pour soi-même était super important à cultiver. Que j’étais aussi tellement exigeante envers moi-même et tellement dure.

Retravailler le matériel chorégraphique et l’incarner toujours davantage m’a indéniablement permis de m’approprier une meilleure compréhension de mes difficultés pour ensuite mieux m’en détacher.

L’ombre qui plane

C’est comme si l’ombre de mes souffrances qui plane au-dessus de ma tête a un pouvoir sur moi tant et aussi longtemps que je n’y fais pas face. Tant que je ne m’en occupe pas cette ombre grandit et exerce encore et toujours plus de contrôle sur moi.

On n’a pas envie d’y faire face à cette ombre, elle nous fait peur et c’est bien normal. Elle représente tout ce que nous avons détesté de nous et de notre vie, tout ce que nous ne voulons plus. Mais en faisant comme si elle n’était pas là, on la laisse prendre le contrôle sur nous en quelque sorte.

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En la dansant cette ombre, elle devient soudainement moins effrayante, plus accessible parce que plus concrète, plus tangible. On met des couleurs dessus, des mouvements, des formes et ainsi, de la lumière. On entre enfin en relation avec elle d’une façon pas trop confrontante. On l’apprivoise tout doucement, on joue avec elle.

Danser pour se mettre au contact de plus de soi

Et c’est ce qui m’a mis au contact de plus de moi. En me connectant à mon corps et à mes sensations de cette façon, je m’habitais et m’incarnais de plus en plus. J’étais de moins en moins l’ombre de moi-même. Et je reprenais du pouvoir sur cette ombre pernicieuse, sur mon corps et du même coup, sur mon mental.

Il faut dire que ce cheminement de transformation par la danse me permettait d’expérimenter de plus en plus de sensations positives dans mon corps qui se répercutaient directement sur mon mental. Si je me sens mal dans mon corps, il y a de fortes chances pour que mon état d’esprit ne soit pas top non plus. Et expérimenter la joie dans sa corporéité se reflète également sur le mental.

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Plus j’avançais dans ce processus, plus je sentais que j’étais en contrôle de mes moyens et qu’une sensation de force m’habitait.

Danser pour se révéler à soi-même

Je suis vraiment sortie grandie de cette démarche. La danse m’a beaucoup aidé à arrêter de me sentir diminuée, à apparaître avec ma vraie couleur, ni diluée ni exacerbée. À apprendre à aimer cette couleur et en prendre soin pour qu’elle garde sa vitalité.

J’y crois vraiment beaucoup à la force de cette approche et ça m’a énormément inspiré dans le développement de ma pratique. Je trippe vraiment sur ce que je fais!

Des participantes nous parlent de leur expérience avec Mon Âme Danse :

Tu as envie de venir explorer une pratique de mieux-être par la danse et le mouvement ? Tu peux aller voir les prochains ateliers offerts ici ????