J’ai très mal vécu ma rupture à 26 ans, après presque 6 ans de relation. Cette épreuve me replongeait dans ma blessure d’abandon. Ma remontée fût longue. Je ne savais pas comment rebondir.

J’étais figée, écrasée par ma souffrance et tout mon corps s’en ressentait. Comme si tout s’immobilisait en moi. Le mouvement devenait toujours de plus en plus difficile à engendrer, tant dans mon corps que dans ma vie.

Heureusement j’ai continué à danser.

Comme si une intelligence en moi savait que j’avais besoin de mouvements pour éviter la cristallisation complète.

J’ai compris par après que danser m’aidait à traverser les épreuves de ma vie. Que ça mettait du mouvement là où mes souffrances se figeaient. Que c’était essentiel pour combattre l’inertie qui accompagnait ma tristesse.

Je pouvais exprimer tout ce qui s’imprimait dans ma chair avec douleur. Je pouvais cracher à la face du monde mon désarroi sans trop de conséquences. Ce terrain de jeux permettait les débordements.

Utiliser la danse comme un levier

C’est quand j’ai compris que je pouvais faire de cette activité un levier pour me propulser dans ma vie que j’ai commencé à me transformer.

Quand j’ai compris que la danse me permettait d’entrer en relation avec ce qui était vivant en moi.

Plus j’étais en contact avec ma vie vivante, plus mon énergie vitale se renouvelait. J’étais de moins en moins déprimée, pessimiste et lourde. J’avais de plus en plus d’élans de vie qui montaient en moi, d’envie de projets et de me reconstruire.

J’ai alors volontairement utilisé la danse pour me défouler et sortir toutes les émotions qui m’habitaient et m’envahissaient. Ça me permettait de m’affirmer, de ma valider et du même coup de me libérer. Je déchargeais les gros sacs d’émotions que je traînais comme un boulet.

J’ai utilisé la danse pour éprouver autres choses que des émotions négatives, pour ressentir dans mon corps des sensations positives et y inscrire une ambiance plus douce et bienveillante pour moi.

J’ai utilisé la danse pour me comprendre, pour faire du sens avec ce que je vivais souvent dans un grand nuage de brume. Le mouvement me donnait plein d’informations et de réponses qui m’ont permis de tranquillement sortir du brouillard.

C’est en dansant que j’ai réappris à m’aimer et me trouver belle. À me sentir vivante, joueuse et joyeuse. Et je pouvais ramener tout ça à la maison, au travail et avec mes proches.

Je pouvais présenter au monde une Noémie qui revenait à la vie.

 

J’ai dévoré cette lecture :