Exemple

Déni quand tu me tiens

Déni, quand tu me tiens

L’hiver dernier, j’ai commencé à ressentir une colère immense en moi qui devenait pratiquement incontrôlable. J’avais soudainement envie d’envoyer chier tout le monde, tout le temps, moi qui ressemble pourtant beaucoup plus à Bambi, en temps normal, qu’à Severus Rogue, mettons.

Cette colère devenait tellement envahissante que je n’ai eu d’autres choix que d’y faire face, la questionner pour comprendre et poser les gestes qui m’aideraient à en sortir.

C’est que la colère, cet état affectif violent et passager, résulte d’un sentiment d’agression, d’un désagrément, d’un vif mécontentement[1]. J’aurais autrefois pensé que le mécontentement en question aurait été facile à identifier, et que, chose faite, je l’aurais tout simplement éliminé.

Mais ce n’était vraiment pas si évident que ça. J’étais dans un brouillard opaque. Je ne voyais pas ce qui pouvait me rendre si enragée. En fait, j’ai réalisé plus tard que je ne voulais pas le voir. Heureusement que j’ai une psy!

J’étais dans un déni des plus tenace. C’est que, inconsciemment, je faisais tout pour protéger une amitié, même si celle-ci me faisait souffrir. Tellement que je niais la souffrance. Aussi, je m’obstinais corps et âme à me convaincre que la place professionnelle que j’occupais était appropriée, convenable, raisonnable, donc toute indiquée.

Le déni, c’est effectivement une stratégie de défense qui mène à éviter, sinon à nier une réalité[2]. Et sortir de ce déni s’est révélé être un réel défi. Je ne voulais pas, mais alors là pas du tout, accepter cette fâcheuse situation dans laquelle je me maintenais moi-même enfermée. Et pourtant, les signes étaient assez clairs ; mon énergie vitale était devenue le portrait tout craché de Bébé dans Dirty Dancing après que Johnny fût expulsé du camp de vacances. Même la perspective d’un brushing ne pouvait m’égayer.

Je me suis donc attelée à cette périlleuse tâche, celle de sortir du déni, mais cette activité a généré une angoisse tout aussi envahissante. Mes repères foutaient le camp et je devais m’en créer de nouveaux. J’ai beaucoup remis en question le sens de l’amitié ainsi que le sens de ma vie professionnelle.

Qu’est-ce que c’est supposé être, l’amitié ? Qu’est-ce qu’on peut attendre d’elle ? Mais surtout, que doit-on accepter et refuser ?

Les mêmes questions s’appliquaient à ma vie professionnelle : qu’est-ce qu’est supposée être ma vie professionnelle ? Qu’est-ce que je peux attendre d’elle ? Que dois-je accepter et refuser ?

Avec les années, je m’étais créée une vision du monde un peu étroite pour ne pas m’y sentir trop petite. Mais il était plus que temps de faire une mise à jour de ma réalité pour que mon nouvel avatar amélioré puisse y évoluer.

Le déni m’aura maintenu dans une forme réduite de moi-même pendant de trop nombreuses années. Il m’aura tenu les yeux bien fermés sur mon inconfort. Il m’aura oppressé jusqu’à l’étouffement.

Tout devient tellement clair depuis quelques temps. Plus je m’écoute, plus j’apprends à accepter qui je suis et ce que je dois faire pour le devenir encore plus.

Je suis une âme qui danse.

[1] http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/col%C3%A8re/17100

[2] http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Deni

Je t’invite à t’inscrire à la liste d’attente en vue de recevoir mon Ebook dès sa sortie.

Au plaisir de danser !

Pour connaître mon approche, venez par ici.

4 octobre 2017

Catégories: Billet

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3 commentaires sur “Déni quand tu me tiens

  • Armande Cléroux

    Merci

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  • Nadyne

    C’est un beau processus même si difficile! Marcher ou danser vers soi-même est le plus cadeau qu’on puisse faire. Encore plus si ça permet d’accompagner les autres à en faire autant ! Bravo !

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    • Noémie Dubuc

      Oui tellement! Merci beaucoup Nadyne 🙂

      Répondre

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