J’ai toujours su, au fond de moi, que j’étais faite pour créer et gérer des projets. MES projets. Mais oh combien cette idée m’effrayait! J’ai peur de ce qu’il y a au fond de moi depuis de si nombreuses années, à tout faire pour le nier et me convaincre de rester dans un tout petit moule. Le petit moule peut être rassurant, on en connaît les moindres détails, mais il peut aussi devenir complètement étouffant!

C’est que j’ai eu un chemin de vie qui m’a confronté oui, à la précarité financière, mais surtout affective. Ma confiance en moi et en la vie a été lourdement éprouvée. Je me sens toujours en attente du prochain drame qui ponctuera ma vie. J’ai malgré tout réussi quelques belles réalisations, mais ma confiance reste fragile. J’ai même parfois l’impression qu’elle se fragilise en vieillissant, alors qu’à force de thérapie et de travail sur moi, j’aurais cru le contraire, bazouèle!

Insécurité, quand tu me tiens

Menée donc par une immense insécurité financière, j’ai occupé plusieurs postes de salariée, et ce, depuis que j’ai l’âge de 15 ans. J’ai pensé que recevoir un chèque bimensuellement était un gage de sécurité. Certes, le chèque de paie calme un peu mes angoisses matérielles, et me permet de me payer un bon cornet de crème glacée parfois, mais est-ce suffisant ? Car pendant que je mange mon cornet, je m’éteins.

Aujourd’hui je n’ai plus du tout la même vision. J’ai compris que pour moi, être salariée mène à une forme de dépendance et d’avilissement dans une relation d’autorité qui peut être trop facilement aliénable. Peut-être que ça fonctionne pour d’autres, et peut-être n’ai-je pas trouvé l’employeur qui me convienne. Mais jusqu’à maintenant, dans un poste de salariée, je finis invariablement par me sentir rapetissée à une forme infantile de moi-même.

Ma vision créative, peut-être trop novatrice, mon grand sens de l’initiative et ma posture très impliquée, engagée et volontaire ont souvent confronté mes employeurs. Le résultat a été systématiquement de me recadrer à mon poste de subalterne, au lieu d’utiliser mes compétences à bon escient.

Utiliser le robot culinaire

Pourquoi continuer de hacher ta salade de choux au couteau quand tu as un robot culinaire sous la main ? C’est la question qui me hante sans cesse.

Et pendant que j’essaie de correspondre à ce que l’on attend de moi, je perds mon énergie vitale, mon estime personnelle, ma santé. Et je peux m’obstiner longtemps à rester dans des situations dans lesquelles, au lieu de m’épanouir, je ratatine.

Sortir du moule !

Mais pourquoi donc rester dans un moule trop petit et inconfortable ? Pourquoi m’empêcher de devenir moi-même ? Pourquoi laisser un si beau robot culinaire dans le fond de l’armoire ?

Si je ne trouve pas l’environnement qui me convienne dans le milieu professionnel, soit! Je vais le créer!

J’ai créé Mon Âme Danse il y a déjà 7 ans, mais sans toutefois l’exploiter (la maudite peur). Mais c’est ce que je veux faire depuis des années, alors Go!

Je ne vous mentirai pas, à ma grande excitation se mêle une angoisse équivalente. Mais j’ai décidé que j’allais regarder mes peurs en face et marcher main dans la main avec elles, comme je le ferais pour mes petits frères ou mes petites sœurs.

Je veux faire danser la populace!

Des participantes nous parlent de leur expérience avec Mon Âme Danse :

Tu as envie de venir explorer une pratique de mieux-être par la danse et le mouvement ? Tu peux aller voir les prochains ateliers offerts ici ????