Exemple

La danse ma meilleure alliée

Pour présenter mon approche et ma démarche, j’ai entrepris d’écrire un Ebook. En attendant d’y avoir accès, je vais publier différents articles pour donner un avant-goût. Inscris-toi à la liste d’attente pour recevoir mon Ebook dès sa sortie.

La danse, ma meilleure alliée

La danse est arrivée dans ma vie par l’entremise de mes parents, plus particulièrement de mon père. Mes parents suivaient de cours de danses sociales (chacha, swing, merengue, tango, rumba, etc.), et quand ils revenaient à la maison, mon père s’empressait de me montrer les nouveaux pas. J’apprenais vite et j’aimais beaucoup ces moments. J’ai fait quelques cours de danses sociales moi-même, mais sans plus.

Ma mère m’a un jour proposé des cours de ballet jazz, mais en raison du mot ballet, je ne voulais rien savoir. Pas de tutu pour moi, bon! J’ai plus tard fait des cours récréatifs de gymnastique, mais j’étais déjà trop vieille pour faire de la compétition. Par contre, j’adorais créer des spectacles avec toutes celles que je pouvais recruter : sœurs, amies, camarades de classe…

Ensuite, j’ai débuté mes études post-secondaires par un DEC (diplôme d’études collégiales) en arts et lettres, profil art dramatique. Ce fût hyper enrichissant, mais je me sentais tellement intimidée par mes collègues de classe qui avaient tellement plus de coffre que moi. Alors je me faufilais pour observer les classes de danse juste à côté du studio de théâtre pour être tranquille, mais aussi parce que j’adorais ça. En fin de formation, au lieu de préparer mes auditions pour les écoles de théâtre, j’ai décidé de m’inscrire au DEC en danse moderne. Une des meilleures décisions de ma vie!

Ce fût instantané ; je me sentais chez moi, comme si je retournais à la maison. Tous ces cours de danse me permettaient de rentrer à l’intérieur de mon corps comme jamais, et donc, de sortir de ma tête. Je me retrouvais soudainement dans mes sensations, dans mon ressenti, plutôt que dans mes pensées et mon mental. Ce nouveau mode de vie a été une révélation pour moi. J’avais enfin trouvé une façon de vivre qui me permettait d’être au contact de plus de moi. C’était comme si la danse me permettait de ressentir vraiment c’était quoi, être Noémie Dubuc.

C’est plus tard, à la maîtrise, que j’ai vraiment pu comprendre comment la danse était une précieuse alliée pour moi.

Avec la parole, je me suis très souvent sentie démunie. J’avais bien du mal à exprimer clairement ce qui se passait en moi avec des mots. Quand venait le temps d’expliquer ce que je vivais, j’étais souvent prise d’un brouillard opaque. Quand je tentais tout de même l’adjectif sur mon ressenti, je doutais énormément, jusqu’à m’invalider (je me disais que ce que j’avais ressenti n’était peut-être que le fruit de mon imagination, que je n’avais peut-être pas réellement ressenti ça, etc.).

C’est comme si j’accordais tellement peu d’importance à ce que je ressentais, que je niais tout en bloc. Et je vivais ça comme une grande difficulté, parce que ça m’affectait dans toutes les sphères de ma vie.

C’est par la danse et le théâtre que j’arrivais à exprimer des émotions, à les transformer en quelque chose de palpable, à les vivre peut-être même.

Parfois, j’aurais tellement voulu habiter dans un monde où l’on ne communiquerait qu’avec le corps en mouvement. Il me semble que ç’aurait été tellement plus facile. Transposer mon intérieur en mots me semblait aussi improbable que d’apprendre le mandarin. Mais je voulais apprendre.

Pour y arriver, il me fallait trouver une voie de passage entre le mouvement qui se créait si facilement dans mon corps et la parole. Tracer le chemin pour mieux m’y repérer ensuite.

C’est à travers un parcours de maîtrise que j’ai trouvé sur quel pied danser, que j’ai appris à parler. Parce que oui, c’était comme apprendre à parler une nouvelle langue.

Et c’est ainsi que j’ai fait le pari que la danse et la création chorégraphique me serviraient d’outils pour m’accompagner dans un processus de transformation.

La création chorégraphique, c’est mon carré de sable, mon terrain de jeux pour modeler ma matière : tenter une sculpture osée, puis la recommencer, me laisser surprendre par cette même matière, suivre les courbes qui m’amèneront peut-être vers de la nouveauté, bien la pétrir pour qu’elle soit encore plus malléable, puis m’enraciner avec elle dans une forme renouvelée, mieux adaptée à ma réalité. Et si ce terrain de jeux pouvait devenir lieu d’apprentissage ?

Si, en dansant, je pouvais prendre de mes nouvelles ? Mettre mon corps en mouvement pour me mettre au parfum de mon état. Observer vers quel type de mouvement mon corps a envie d’aller pour ensuite identifier où je me situe.

Par exemple, si j’ai envie d’amplitude, de rythme soutenu et de déhanchement, j’entrevois plus facilement que je suis dans une énergie ouverte, dynamique et sensuelle. Si mon corps se replie sur lui-même avec lenteur, je perçois une énergie plus calme, qui a besoin de sa bulle peut-être. Quand je fais cet exercice le matin, il est vraiment plus facile pour moi de conscientiser mon état du moment avant de commencer ma journée. En étant ainsi informée, il est beaucoup plus facile de mettre les bonnes conditions autour de moi pour me respecter dans cet état.

Danser me permet donc de me mettre à l’écoute de mon corps. Pour y arriver, j’ai besoin de m’autoriser une totale liberté. De là, il y a tant de possibles.

Je t’invite à t’inscrire à la liste d’attente en vue de recevoir mon Ebook dès sa sortie.

Au plaisir de danser !

25 septembre 2017

Catégories: Billet

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2 commentaires sur “La danse ma meilleure alliée

  • Marie-Agnès Morazé-Doré

    On a vraiment envie de lire la suite, merci Noémie.

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    • Noémie Dubuc

      Merci beaucoup Marie-Agnès.

      Répondre

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