Exemple

Le corps, cette fascinante machine

Avez-vous déjà entendu parler d’une femme qui aurait réussi à soulever seule une voiture pour dégager son fils qui était coincé en-dessous ? C’est ti vrai cette histoire-là ? Et si oui, ça s’est passé où ? Bref…

Petite anecdote

Le corps est fascinant et peut parfois nous surprendre. Laissez-moi vous raconter une petite anecdote bien personnelle. C’est quelque chose que j’ai vécu il y a quelques années et qui m’a pas mal étonné sur les ressources de mon corps.

En juin 2006 je terminais ma première année de baccalauréat en psychosociologie et je m’étais inscrite dans un cours d’été optionnel. C’était un cours qui s’articulait autour de la quête de vision, un rite de passage amérindien. On était amené à vivre l’expérience de la quête de vision en pleine nature, soit 3 nuits et presque 4 jours seul en forêt, sous une simple bâche et dans le jeûne.

Quand le prof nous a parlé de ce cours-là, mon premier réflexe a été de me dire que n’était pas pour moi. Que j’étais bien trop peureuse pour aller dormir seule en forêt et ben trop moumoune pour jeûner aussi longtemps. Mais j’avais des amies qui s’inscrivaient au cours, alors si elles étaient capables, pourquoi pas moi ?

Il faut dire qu’on était vraiment bien accompagnés dans le cadre de ce cours, disons-le, hors de l’ordinaire. C’était vraiment une chance inouïe de pouvoir vivre cette expérience dans un cadre universitaire. Nous étions préparés des mois à l’avance sur ce qui allait se passer. On devait commencer à modifier notre alimentation un mois avant afin de préparer notre corps. Sur place nous avions des accompagnateurs hors pair.

Nous passions au total 10 jours dans la forêt. Nous avions un camp de base pour le groupe où nous passions les 3 premiers et 3 derniers jours tous ensemble. Tout était soigneusement préparé pour nous permettre de vivre cette expérience en toute sécurité.

Le départ

Le matin du départ en solo, nous partions avec notre immense sac bien rempli de matériel et de vêtements sur les épaules et 3 litres d’eau dans chaque main. Mais moi, va savoir pourquoi, j’avais acheté deux 4 litres (ayoye mes petites mains).

L’endroit que j’avais choisi pour mon solo était magnifique, tout près d’une chute d’eau. Il devait y avoir une bonne demi-heure de marche pour s’y rendre, mais j’ai dû prendre au moins le double à l’allée avec tout le matériel et l’eau. Je marchais lentement et je devais m’arrêter à toutes les 5 minutes pour reposer mes pauvres mains endolories par les ganses des galons d’eau.

Et puis dans le dernier sentier qui nous menait à la chute, ma cheville a viré sur le côté, malgré mes bottes de marche. Ça a craqué et j’ai ressenti une vive douleur. Je me suis assise et je me suis sentie un peu paniquée. Je me suis dit « eh merde! Pas une blessure en commençant ». Mais la douleur s’est finalement dissipée assez rapidement. Je me suis relevée, vraiment surprise de ne plus avoir mal étant donné ce que j’avais ressenti et en même temps, j’étais extrêmement soulagée.

La faim

La quête de vision est une épreuve difficile. C’est la 2e journée que la faim a été la plus intense. Je rêvais de croquer à pleine bouche dans un beau gros hamburger. J’en ai rêvé pendant la nuit et pendant pratiquement toute la journée du 2e jour en solitaire. Je me sentais faible, je me sentais plutôt minable, mais je voulais aller au bout de cette expérience-là et me prouver à moi-même que j’étais forte, que j’étais plus forte que je pensais. C’est un vrai face à face avec soi-même, c’est certain.

Le retour

Le dernier matin, ma « co-équipière », c’est-à-dire celle qui était dans les mêmes environs que moi, m’attendait au coin du sentier pour retourner au camp de base. J’ai emballé mes affaires en vitesse, vidée l’eau que je n’avais pas bu et nous avons pris le chemin du retour avec soulagement. Au retour j’étais amochée, faible, mais fière. J’avais le visage enflée par les piqûres de moustiques, mais je souriais (bon légèrement, mais je souriais).

Quête de vision Noémie Mon Âme Danse

(Moi à mon retour avec un fruit un petit verre de jus).

À peine une heure après être revenue au camp, ma cheville s’est mise à enfler. La douleur est revenue, alors que pourtant tout allait bien pendant mon solo. C’est comme si mon corps s’était dit au moment de la foulure : « non, c’est pas le moment! On est en mode survie, on gérera ça plus tard ». J’ai donc dû gérer ma foulure… 3 jours plus tard.

Le corps a sa propre mécanique, sa propre intelligence et sa propre mémoire. Mon corps emmagasine tout un tas de sensations et d’émotions et parfois elles bloquent. Mon corps m’envoie parfois des signaux que je préférerais ignorer. Mon corps c’est comme un grenier remplie de boîtes pleines de vieilles affaires, de vieux souvenirs. Pi des fois ça fait pas de tort de le dépoussiérer un peu, de le désencombrer.

En tous les cas, mon corps est vraiment hot! Pi le tiens aussi! C’est certain. Et il faut en prendre soin.

 

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6 décembre 2017

Catégories: Billet

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