Exemple

Se comparer pour mieux souffrir

Me comparer aux autres, j’ai fait ça toute ma vie, depuis mon plus jeune âge. On dirait que c’est comme un réflexe primitif cette affaire-là. Ton ami a un jouet que tu n’as pas, donc tu le veux! Pas nécessairement plus beau ni plus amusant, mais comme tu ne l’as pas, ça te le prend!

En grandissant je me suis énormément comparée aux autres pour trouver ce qu’ils avaient de mieux que moi. Pendant que je ne m’employais pas à apprécier mes forces, je concentrais toutes mes énergies à souffrir de ce que je n’étais pas. Super efficace comme truc.

Le sentiment d’échec

À 25 ans, après une rupture que j’ai eu du mal à accepter, j’ai sombré encore un peu plus dans l’enfer de la comparaison. Parce que t’sais, à 25 ans, j’étais supposée être ailleurs, genre mariée, avoir des enfants, une maison pi une carrière de rêve… hahaha…

C’est fou ce que la pub essaye de te rentrer dans tête pareil.

S’en est suivi une longue période de célibat de 6 ans (qui me paraissait épouvantable), pendant laquelle j’ai tellement souffert à force de voir mes amis posséder tout ce que je n’avais pas. Et en même temps je culpabilisais d’envier et jalouser et ne pas savoir mieux me réjouir pour eux.

Quand le célibat pesait lourd sur mes épaules

En 6 ans de célibat, je me suis rendue vigoureusement malheureuse de n’avoir personne à coller dans mon lit. Je confectionnais une épaisse mélasse d’amertume et de honte dans laquelle je me laissais longuement mijoter et agoniser. Les autres semblaient si heureux, et malgré tous mes efforts je n’arrivais à rien de bon. Je n’avais donc pas droit au bonheur… blablabla…

Après un certain temps, j’en suis venue à la conclusion qu’aucun homme ne pouvait me rendre heureuse et que seule une femme le pouvait : moi! « Évident », me direz-vous. Mais je n’en suis pas si certaine.

Après six années à subir le célibat comme une tare, j’en étais enfin parvenue à choisir ma situation de « vieille fille » comme bénie. Pourtant je ressentais beaucoup le manque d’affection, d’amour, de sexe et de tout ce qui peut être doux à deux. Chaque tentative était devenue un échec et je me suis portée garante de cette regrettable fatalité : c’était inévitablement de ma faute si rien ne fonctionnait dans ma vie amoureuse.

Mais s’il y a quelque chose que j’ai pu heureusement mettre au clair avec moi-même pendant ce temps, c’est que je préfère mille soirées seule avec moi-même qu’avec n’importe qui. Il était hors de question d’être en couple juste pour être en couple. J’avais besoin que la relation fasse du sens.

À partir du moment où ce besoin est devenu clair, je n’allais certainement pas continuer de me faire des scénarios à n’en plus finir avec le gars que je venais de croiser au coin de la rue parce qu’il venait de me faire un sourire affriolant. J’avais besoin de me ressaisir.

Le sevrage

Il était devenu impératif d’arrêter de me comparer, mais mettre un terme à un réflexe aussi solidement installé que les ongles sur mes doigts, c’est, comment dire, laborieux.

J’ai dû apprendre à mettre mes énergies là où je me sentais compétente, là où j’avais du plaisir. M’entraîner chaque jour à apprécier ce que j’avais et être heureuse pour les autres, en réalisant que ce qu’ils possédaient ne me convenait finalement pas tant que ça.

Quand on arrête une dépendance, il devient nécessaire de couper avec le réseau qui y est relié. J’ai donc dû m’éloigner des personnes qui me rabaissaient pour me rapprocher de celles qui m’aidaient à m’élever.

Cette lecture m’a aussi grandement supportée et inspirée :

La danse peut être un milieu très compétitif

Effectivement, la comparaison est pratiquement une méthode d’enseignement en danse. Ça peut devenir un moteur pour s’améliorer, mais ça peut aussi avoir l’effet inverse.

Déployer une pratique en danse où on encourage la diversité au lieu de la performance, l’authenticité plutôt que la prouesse, la sensibilité et non la technique, c’est devenu mon cheval de bataille pour aider le monde à se concentrer sur le beau et le vivant en eux.

Tu as envie de venir explorer une pratique de mieux-être par la danse et le mouvement ? Tu peux aller voir les prochains ateliers offerts ici 🙂

Quelques participantes nous parlent de leur expérience avec Mon Âme Danse :

 

 

J’ai préparé une série spéciale de mes meilleurs trucs pour prendre soin de soi, de son corps et de sa santé mentale. Des trucs différents et simples à utiliser tirés de ma pratique professionnelle 🙂

 

 

Pour les recevoir

Adresse courriel



 

Suivre Mon Âme Danse sur Facebook.

Sur Instagram.

J’aime beaucoup lire vos commentaires 🙂

3 juillet 2018

Catégories: Billet

Facebook Twitter Google LinkedIn Pinterest Email

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.